Présentation

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Humus, humilité… humanité



Éternel amoureux et contemplateur de la nature, j’ai toujours éprouvé un grand bonheur à m’abreuver à son sein. Pour moi, tout est vie. De l’animal au végétal et même le minéral, tout existe par la vie et y participe. C’est au milieu des rochers, des arbres, au fil de l’eau et sous le ciel que je me sens vibrer le plus intimement avec les éléments, m’y confondant, étant consciemment et humblement l’un d’eux. Je reprends souvent à mon compte cette juxtaposition de mots de même racine : « humus, humidité, humilité, …humanité » pour résumer implicitement l’implication de chacun dans le grand cycle. Ainsi, en tant qu’infime particule dans l’immensité, issu de la terre, je voue mon existence actuelle au respect du vivant. Du moins, j’essaie. Voici l’état d’esprit dans lequel je suis arrivé à l’agriculture.




Freddy Simon.



Mon parcours.

Je suis d’origine de Belgique. Depuis ma plus tendre enfance, j’ai évolué parmi les arbres, construit des cabanes de branches et de fougères. Je rêvais de savanes, de forêts vierges, de grandes étendues naturelles. Je voulais découvrir le monde et sa grande beauté. Celle que je dévorais au fil des pages des livres de géographie. La tête dans le ciel, j’étais un écolier pas très assidu. Arrivé à 18 ans, j’ai commencé à voyager, à bourlinguer comme on dit, entre la vieille Europe et la lointaine Asie. A 25 ans, j’ai fondé une famille et me suis rangé dans une forme d’existence plus conventionnelle. Mais, au fil du temps, je trouvais cette vie ennuyeuse et monotone. Eh oui ! Chassé, le naturel revient au galop. C’est vers 40 ans que j’ai pris conscience qu’il était vain de refouler mes rêves d’antan. J’ai alors changé de vie. Cependant, toujours englué dans ma vie professionnelle (commercial dans la photo pendant 20 ans), j’ai renoué avec une autre sensibilité correspondant pleinement à ma nature profonde. Mon « décrassage » devait durer encore 10 ans, le temps de renoncer petit à petit… ou plutôt de me ré-ouvrir à la nature, ma vraie maison. Je suis alors parti pour Alto Paraiso, au Brésil, voyage qui fut pour moi révélateur : ce fut sincèrement vital de ne plus faire semblant. Pendant ce temps et durant ces années-là, j’ai créé un magazine du nom de « Eco Bio Conscience » où mon travail journalistique m’emmenait à la rencontre d’acteurs de l’écologie, la vraie, l’écologie consciente de l’implication et de la responsabilité de l’humain dans l’équilibre de la planète. Ensuite, ce fut la grande prise de conscience. Il fallait que j’arrête de parler de la scène du vivant tout en participant malgré moi à ce qui le détruit. J’ai alors tout quitté. Du moins, je me suis arrangé pour que tout puisse me quitter sans que je puisse, de peur, faire marche-arrière. Avec ma famille, j’ai alors quitté la Belgiqe pour le sud de la France. C’était en juin 2009. Me vint alors tout naturellement, l’envie de travailler la terre. J’avais entendu parler du retour de la culture du safran en France. Je m’y suis très vite intéressé, trouvant un attrait inexplicable pour cette fleur mauve doté d’un pistil rouge.

La passion du safran.



Mon petit côté un peu mystique me révèle que le rouge, couleur de l’enracinement à la terre allié au mauve, couleur de la spiritualité, devait être puissant. De fait, cette fleur magnifique exprimera à mes sens ravis, au fil de sa culture, tout le mystère de la terre. Spectateur enchanté de ces mystères, ma passion fut immédiate. Cultiver le crocus Sativus. Quelle leçon pour un humain ! Je découvre vite que là où on croit comprendre sa culture, la fleur déjoue la raison en brouillant les pistes. Aurait-elle de l’humour ? (tiens ! encore un mot qui commence par hum)
J’avoue… j’avoue que bien souvent je cherche encore à expliquer rationnellement la logique de l’évolution de sa croissance. Je prends des notes, je compare la floraison d’un jour par rapport à un autre et m’aperçois très vite que les conditions d’éclosion semblent parfois contradictoires. Est-ce qu’un ordre occulte sous-tend les méandres de sa croissance ? J’avais conclu, par exemple que la fleur, pour sortir, n’aimait pas trop de vent. En Pyrénées Orientales, le vent, c’est quelque chose ! La tramontane soûlera encore plus d’un homme. Je m’étais dit qu’elle intimiderait la fleur, elle aussi. Eh bien non, pas toujours ! Le soleil ? Oui, le soleil. Et parfois pas… La période de floraison : partout en France, elle s’est arrêtée vers la mi-novembre. Ici, elle me refait un pic au 24 novembre ! A l’heure où j’écris, le 15 décembre, je cueille encore ! J’ai vite appris que si logique il y a, elle appartient à un ordre qui dépasse souvent l’entendement humain…
Cette fleur fait ce qu’elle a envie. Et c’est bien comme ça.
A ce stade des choses, émerveillé et humble, comme Claude Nougaro, je conclus, ayant tourné la page, changé de paysage, le pied sur une berge vierge, en disant : « saluer le mystère, sourire, et puis se taire ».
Juste encore envie de dire que cette fleur est sans doute le reflet du respect qu’on lui voue.
Merci la terre, merci les fleurs.
Et tant d’autres choses, empruntes de gratitude. Tant de grâce révélée par la saveur et les fragrances du safran issu de cette magie qui, dans sa finesse incomparable, contient toute sa générosité.
Est-ce un hasard si consommer du safran incite à la joie et à l’amour ? Vous qui arrivez sur mon site, je vous souhaite, tout comme moi, de découvrir, puis de consommer sans modération l’épice la plus envoûtante du monde : Le safran.

Découvrez au fil de ce site, une épice merveilleuse qui enchantera vos sens… Le safran de Rodès