Origines du safran

Origines du safran

Quelques mots sur l’origine du safran

Certains affirment que cette épice provient du lointain Cachemire, d’autres du moyen Orient ou encore de Crète. Nous laisserons ce débat aux historiens. Wikipedia a toujours été une source fiable bien que perfectible. Le lien http://fr.wikipedia.org/wiki/Safran… donne des informations intéressantes à ce sujet. Ce que nous retenons, c’est que jadis le safran serait arrivé en France par l’intermédiaire des arabes, qu’il fleurissait autrefois dans notre pays et fut une source de commerce prospère (dans le Quercy, le Gâtinais, le midi de la France et autres régions), activité qui toutefois s’éteignit avec la révolution française, avec le début de la mécanisation de l’agriculture laissant béante, au cours du 18ème siècle, les portes de l’Orient.

Avec le temps, le safran a peu à peu perdu de sa notoriété car, très convoité de par sa valeur marchande, il fut le théâtre de falsifications de la part de producteurs et vendeurs provenant de pays où les contrôles des denrées furent (et sont toujours) inexistants. On a retrouvé sur nos marchés, des éléments végétaux douteux, teintés en rouge ou encore de vagues poudres rouges dont le mélange s’est avéré être des matières végétales et de la poudre de brique, portant le nom de safran et vendu comme tel ! Les plus malins, pour échapper aux contrôles des fraudes, n’hésitaient pas à importer des vrais stigmates de safrans d’abord séchés, puis réhydratés à l’huile pour faire du poids ! On triche aussi sur le poids du safran "pur" en laissant dans la pesée le jaune du bout des stigmates, représentant jusqu’à 20% du poids de l’épice. Ce jaune n’offrant absolument aucune propriété organoleptique.
Il a aussi été démontré aussi que certains pays exportent plus que ce qu’ils produisent… no comment !



Ce jeu malsain a contribué à faire perdre au safran de sa splendeur, de sa renommée et surtout de sa qualité. Les connaisseurs durent se contenter du mieux qu’ils purent trouver. De nos jours, on est souvent étonné de découvrir avec quel piètre safran les chefs sont parfois et même souvent contraints de cuisiner, tout simplement parce qu’ils n’ont pas trouvé mieux !



De retour en France depuis quelques années, le safran retrouve petit à petit une excellente réputation grâce au travail scrupuleux de cultivateurs conscients voulant rendre à cette merveilleuse épice toute sa notoriété. Bien sûr pas au prix du safran d’Orient ! Mais à eux seuls déjà, le savoir faire, la qualité avérée supérieure, la traçabilité, le circuit court du safran français font la différence. D’autres paramètres entrent en ligne comme le prix de la main d’œuvre en France. Dans d’autres pays non surveillés, non seulement la main d’œuvre est moins chère mais elle est aussi très souvent le théâtre de l’exploitation des enfants au travail !
Voilà pourquoi le safran français a tant d’avenir devant lui.
De production encore timide (20 à 25 kg en 2010, 30 à 40 kg en 2011), le nombre de producteurs ne cesse d’augmenter. La demande aussi. L’offre ne peut malheureusement pas encore répondre à la demande sans cesse croissante. Mais l’optimisme quant à cette culture est de mise, j’en suis sûr. Les médias l’attestent en diffusant de plus en plus de reportages sur cette activité renaissante dans nos campagnes.

Le safran Français est un produit de qualité et d’avenir.